Portrait de Fatima Zulfiqar, chercheuse en formation : inégalités liées au cancer du sein, mégadonnées et recherche sur l’équité en santé en Ontario

Affichés avril 28, 2026

Portrait de Fatima Zulfiqar, chercheuse en formation

Pour de nombreux étudiants de troisième cycle, le stage est le moment où la théorie rencontre la réalité. Pour Fatima Zulfiqar, ce moment s’est concrétisé à travers son travail sur l’un des ensembles de données les plus riches du Canada sur la santé de la population. Étudiante à la maîtrise en santé publique (MPH) spécialisée en épidémiologie, Fatima a consacré son stage à l’analyse des données de l’Étude sur la santé Ontario afin de déterminer si les résultats liés au cancer du sein varient en fonction de la race et de l’origine ethnique. Dans le cadre de notre série « Pleins feux sur les stagiaires », nous sommes fiers de mettre en avant des stagiaires dont la curiosité et le dévouement font avancer la recherche en santé des populations.

Fatima Zulfiqa
Fatima Zulfiqar

Nous avons demandé à Fatima de nous donner un aperçu de son quotidien en tant que chercheuse stagiaire, de nous en dire plus sur son parcours professionnel et de donner des conseils aux étudiants qui souhaitent se lancer dans le domaine de la recherche en santé des populations. Vous pouvez retrouver la totalité de l’entretien sur notre chaîne YouTube, et voici quelques extraits :

Q : Pourriez-vous nous parler un peu de votre rôle et de votre quotidien ?

« Mon rôle pendant mon stage consistait essentiellement à jouer un peu le rôle de responsable de l’analyse. On nous a présenté une question de recherche visant à déterminer si les résultats liés au cancer du sein varient en fonction de la race et de l’origine ethnique. Mon travail consistait à examiner les données, à effectuer des analyses descriptives, à créer un tableau, puis à réaliser d’autres analyses descriptives. Honnêtement, au quotidien, cela consistait surtout à manipuler les données. Il faut d’abord les nettoyer, se familiariser avec elles, avec les dictionnaires de données, et comprendre ce que signifient bon nombre de ces variables ».

Q : Quelle est la chose que vous avez apprise dans le cadre de ce projet et à laquelle vous ne vous attendiez pas ?

« Je ne m’attendais pas à me plonger dans les données et à en apprendre autant sur l’utilisation d’un dictionnaire de données, le nettoyage des variables et la dérivation des variables. Le big data est désordonné, mais il est aussi très riche en termes de ce qu’on peut en extraire et de ce qu’on peut apprendre pour répondre à une question de recherche ».

Q : En quoi le fait de travailler sur ce projet a-t-il influencé votre vision de la recherche en santé publique ?

« Même si les données étaient variées, il y avait tout de même une sous-représentation. Cela m’a amenée à réfléchir un peu plus à la manière dont nous menons nos recherches et dont nous collectons les données. Peut-être que les gens ne sont pas au courant de la recherche en santé publique, ni de son importance. Et peut-être que cela doit se traduire par quelque chose comme l’application des connaissances ou la promotion de la santé, qui sensibilise réellement la population générale à cette importance, afin que nous commencions à obtenir une représentation un peu plus large dans ces ensembles de données ».

Q : Que diriez-vous à un autre chercheur en début de carrière intéressé par l’utilisation des données de santé de population ?

« Gardez l’esprit ouvert. Ce sera compliqué au début, et cela peut sembler difficile et intimidant, mais vous en êtes tout à fait capable. Une fois que vous aurez pris le rythme pour comprendre vos données et envisager toutes les différentes possibilités offertes par ces données au niveau de la population, cela deviendra passionnant. Vous devrez persévérer malgré le malaise initial, mais vous serez heureux d’avoir tenu bon à la fin ».

Q : Comment voyez-vous CanPath ou la recherche en santé des populations s’intégrer dans votre future carrière ?

« Je me suis toujours intéressée au rôle que jouent réellement la race et l’ethnicité dans certains de ces résultats de santé publique. Cela a été un excellent tremplin pour moi, car j’ai pu observer ce phénomène dans le cas du cancer du sein, et je souhaite voir comment je peux continuer à étudier les disparités raciales dans d’autres maladies, comme les maladies cardiovasculaires ».

Le travail de Fatima dans le cadre de l’Étude sur la santé en Ontario a contribué à enrichir le corpus de recherche sur l’équité en santé au Canada. CanPath est fier de travailler avec des stagiaires dévoués qui façonnent l’avenir de la recherche en santé et du travail en santé publique. Consultez notre site Web pour plus d’informations sur les projets en cours et les membres de l’équipe, car nous continuerons à partager le travail remarquable mené par des stagiaires et des étudiants incroyablement talentueux.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Megan Fleming
Agente des communications et de l’application des connaissances
Partenariat canadien pour la santé de demain (CanPath)
info@canpath.ca