L’été approche à grands pas, et votre quartier pourrait bien déterminer votre niveau d’activité physique cette saison

Affichés avril 23, 2026

Three people walking on a concrete road.

La neige fond, les fleurs s’épanouissent et les journées s’allongent. Pour de nombreux Canadiens, l’été est la saison qui permet enfin de sortir à nouveau : une promenade après le souper, une balade à vélo le week-end…

Mais vous êtes-vous déjà demandé pourquoi certains quartiers semblent faciliter l’activité physique plus que d’autres ? Des chercheurs, s’appuyant sur les données des cohortes régionales de CanPath, se sont précisément posé cette question, et leurs réponses façonnent notre façon d’envisager la santé, l’aménagement des communautés et l’avenir de la prévention des maladies chroniques au Canada.

Votre quartier est bien plus qu’un simple décor

Le lieu où vous vivez peut influencer votre niveau d’activité physique au-delà de votre motivation personnelle ou de votre emploi du temps. Une étude s’appuyant sur les données du projet Alberta Tomorrow — l’une des cohortes régionales de CanPath — a suivi près de 6 000 adultes vivant en milieu urbain et a révélé que les personnes ayant emménagé dans des quartiers moins propices à la marche marchaient nettement moins que celles qui étaient restées sur place : environ 41 minutes de moins par semaine pour se déplacer à pied. Ce n’est pas négligeable. À long terme, cet écart pourrait avoir des conséquences réelles sur la santé.

Qu’est-ce qui rend un quartier « propice à la marche » ? Les chercheurs examinent des facteurs tels que le nombre de destinations facilement accessibles, la connectivité des rues et la densité de population de la zone. Plus un quartier est propice à la marche, plus ses habitants sont susceptibles de marcher dans le cadre de leur vie quotidienne.

Une deuxième étude, s’appuyant cette fois sur les données de la VOIE atlantique en Nouvelle-Écosse, a confirmé l’importance de ce facteur. Les chercheurs ont constaté qu’un faible niveau d’activité physique était fortement associé à des taux plus élevés de diabète, de cancer et de multimorbidité — c’est-à-dire le fait de souffrir de plusieurs maladies chroniques en même temps. À l’inverse, les communautés plus propices à la marche présentaient des taux plus faibles de certaines maladies chroniques. Être actif est un facteur de protection, et l’environnement qui vous entoure peut soit favoriser, soit entraver cela.

Espaces verts et risque de cancer

Les chercheurs ont également commencé à se poser une question plus précise : le fait de vivre à proximité d’espaces verts — parcs, arbres, zones naturelles — a-t-il une influence directe sur le risque de cancer ? Une troisième étude a utilisé les données du projet Alberta Tomorrow pour examiner si la présence d’espaces verts et la facilité de déplacement à pied étaient associées au risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées, en suivant plus de 15 000 participantes pendant plus de 12 ans.

Les résultats sont intéressants mais non concluants. On a observé une tendance à un risque de cancer du sein légèrement plus faible dans les zones plus vertes, mais la différence n’était pas suffisamment importante pour affirmer avec certitude qu’elle n’était pas due au hasard. La facilité de déplacement à pied n’a pas non plus montré de tendance claire. Les chercheurs ont conclu que des recherches supplémentaires étaient nécessaires dans différentes communautés, sur des périodes plus longues et avec des données plus détaillées.

Ce dernier point est important. Ne pas trouver de réponse claire ne signifie pas que la question ne vaut pas la peine d’être posée. Cela signifie que nous avons besoin de meilleurs outils et de meilleures ressources pour y répondre.

C’est là qu’interviennent les études BIEN et CHARM

Les études susmentionnées s’appuyaient sur des données issues de questionnaires recueillis il y a plusieurs années — des instantanés de la façon dont les gens décrivaient leur niveau d’activité et leur lieu de résidence à un moment donné. Des données précieuses, mais limitées.

L’étude BIEN (BIENfaits importants des environnements nutritionnels) est conçue pour aller plus loin. Dans le cadre de BIEN, les chercheurs recueillent des données détaillées sur les habitudes alimentaires et la mobilité des Canadiens à plusieurs reprises au cours d’une année, afin de saisir les tendances saisonnières et les variations quotidiennes. Ces nouvelles données seront mises en relation avec des informations sur l’alimentation et l’environnement bâti des participants : la facilité de déplacement à pied dans leur quartier, les espaces verts à proximité et les types de commerces alimentaires accessibles.

Cette image plus riche et plus détaillée est exactement ce qu’il faut pour répondre aux questions soulevées par les recherches antérieures mais qui n’ont pas pu être entièrement résolues. Les espaces verts réduisent-ils le risque de cancer ? La facilité de déplacement à pied protège-t-elle contre les maladies chroniques à long terme, et si oui, comment ? Quelles sont les communautés les plus défavorisées par leur environnement et que faudrait-il changer ?

Certains participants sélectionnés contribuent également à l’étude CHARM, qui ajoute des échantillons de sang et de selles à l’ensemble des données, reliant ainsi les données environnementales et comportementales à ce qui se passe réellement à l’intérieur du corps. Ensemble, les études BIEN et CHARM constituent le plus grand ensemble de données jamais rassemblé au Canada sur l’alimentation, l’activité physique et l’environnement.

Alors que le temps se réchauffe et que vous sortez, sachez que votre activité physique et l’environnement qui la façonne s’inscrivent dans un ensemble plus vaste. Chaque questionnaire que vous remplissez constitue un point de données dans le cadre d’un effort national continu visant à comprendre comment notre lieu de vie influence notre bien-être.

Que vous viviez dans un quartier doté de superbes pistes cyclables et d’un marché fermier au coin de la rue, ou dans un quartier où se déplacer à pied demande plus d’efforts, votre expérience compte pour cette recherche. Le Canada est un pays vaste et diversifié, et c’est la compréhension de toute la gamme des environnements dans lesquels vivent les Canadiens qui rend le travail de CanPath si puissant.

Pour plus d’informations ou pour organiser une interview, veuillez contacter :

Megan Fleming
Responsable des communications et de l’application des connaissances
Partenariat canadien pour la santé de demain (CanPath)
info@canpath.ca