CanPath soutient un nouveau projet PROBE de 2 M$ visant à développer des outils prédictifs pour la prévention du cancer du sein et du pancréas
TORONTO, ON — 18 mars 2026. Un nouveau projet de recherche de 2 millions de dollars, baptisé PROBE, a été financé par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) afin d’étudier comment l’amélioration de la santé métabolique par le biais de médicaments, d’exercice physique ou de chirurgie pourrait contribuer à réduire le risque de cancer du sein et du pancréas, deux cancers qui restent difficiles à prévenir.
Dirigé par la Dre Rayjean Hung de l’Institut de recherche Lunenfeld Tanenbaum, PROBE rassemble des experts de partout au Canada et à l’échelle internationale. L’équipe utilisera les données de santé et les échantillons sanguins de CanPath, la plus grande étude de santé de population au Canada, pour développer des outils permettant de prédire le risque de cancer et d’identifier les personnes susceptibles de bénéficier le plus de différentes stratégies de prévention.
« Nous voulons comprendre comment les changements dans la santé métabolique peuvent influencer le risque futur de cancer d’une personne », explique la Dre Hung. « En étudiant la biologie, les données de santé et la façon dont le corps réagit à différentes interventions, nous espérons trouver des moyens optimisés de prévenir des cancers comme le cancer du sein et le cancer du pancréas avant qu’ils ne se déclarent. »
Aujourd’hui, de nombreux cancers liés à une mauvaise santé métabolique sont de plus en plus fréquents. Parallèlement, les outils traditionnels comme l’IMC ne nous donnent pas une image complète des personnes réellement à risque. Les gens se posent également des questions sur les nouveaux traitements, comme les médicaments à base de GLP-1, et se demandent s’ils pourraient contribuer à réduire le risque de cancer. Les médecins et les équipes de santé publique ont besoin de meilleurs moyens pour repérer précocement les personnes à haut risque et leur offrir un soutien adapté.
Le projet PROBE vise à combler ces lacunes en étudiant comment le corps réagit aux changements métaboliques et comment ces changements peuvent réduire le risque de cancer. Ces informations pourraient aider les Canadiens à prendre des décisions plus éclairées concernant leur santé future.
Qu’est-ce que le projet PROBE ?
PROBE signifie Prevention of Adiposity‑Related Cancers via Biology and Evidence Triangulation (Prévention des cancers liés à l’adiposité par la biologie et la triangulation des preuves). Le projet se concentre sur trois questions clés :
- Can GLP-1 medicines suppress cancer development? If so, what are the biological mechanisms?
- Comment différentes stratégies d’intervention, telles que les médicaments à base de GLP-1 ou l’exercice physique, modulent-elles les voies biologiques liées à des cancers tels que le cancer du sein post-ménopausique et le cancer du pancréas ?
- Qui est le plus susceptible de bénéficier de quelle stratégie d’intervention ?
Et pour répondre à ces questions, l’équipe va :
- Étudier comment les médicaments à base de GLP-1 agissent sur l’inflammation et la croissance tumorale à l’aide de modèles animaux établis.
- Examiner les changements observés dans le sang des personnes avant et après un traitement au GLP-1, des programmes d’exercice physique et une chirurgie bariatrique.
- Développer et valider des outils de prédiction du risque de cancer à partir de vastes études longitudinales sur la santé des populations menées au Canada, au Royaume-Uni et en Europe.
Pourquoi les données de santé de population sont-elles importantes et comment CanPath y contribue-t-il ?
risques chez de nombreuses personnes et communautés différentes. Elles permettent de vérifier si les nouveaux outils de prédiction fonctionnent pour des personnes d’âges, de modes de vie et d’origines variés.
CanPath donnera accès à des données canadiennes et à des échantillons sanguins pré-diagnostiques prélevés auprès de plus de 350 000 participants dans les 10 provinces. Sa cohorte diversifiée, comprenant des communautés urbaines et rurales, des populations immigrées, des participants autochtones et 30 % de personnes s’identifiant comme appartenant à une minorité visible, contribue à garantir que les outils de PROBE sont précis et équitables pour de nombreux groupes différents.
« Des projets comme PROBE montrent pourquoi les études de santé de population à long terme sont importantes », déclare la Dre Jennifer Brooks, directrice exécutive de CanPath et co-candidate au projet PROBE. « Lorsque les équipes de recherche peuvent examiner les données de santé provenant d’un grand nombre de personnes et de communautés différentes, leurs conclusions gagnent en solidité et en utilité. »
Partage des connaissances et intérêt public
L’équipe PROBE diffusera ses résultats par le biais de webinaires, de résumés rédigés en langage clair, de partenariats avec des groupes tels qu’Obesity Canada, ainsi que d’outils destinés à aider les professionnels de la santé et les décideurs politiques à soutenir les efforts de prévention du cancer. L’objectif est simple : fournir aux Canadiens les informations dont ils ont besoin pour faire des choix éclairés concernant leur santé.
Remerciements pour le financement
PROBE est financé par le programme de subventions d’équipe « Appliquer la biologie à la prévention du cancer » de l’Institut du cancer des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).
Pour plus d’informations ou pour organiser une interview, veuillez contacter :
Megan Fleming
Responsable des communications et de l’application des connaissances
Partenariat canadien pour la santé de demain (CanPath)
info@canpath.ca
Jovana Drinijakovic
Chargée de communication scientifique
Sinai Health
drinjakovic@lunenfeld.ca
À propos de CanPath
Le Partenariat canadien pour la santé de demain (CanPath) est la plus grande étude sur la santé des populations au Canada. Il suit des centaines de milliers de participants à travers le pays afin de soutenir la recherche sur la prévention du cancer et des maladies chroniques.