Portrait d’Ashley Mah, chercheuse en formation : étudier les disparités raciales et ethniques dans le cancer du sein grâce aux données de CanPath
Travailler avec des données peut être intimidant, mais les jeunes chercheurs sont de véritables champions lorsqu’il s’agit d’aborder des questions à grande échelle avec créativité et détermination. Chez CanPath, nous souhaitons mettre en avant le travail remarquable des étudiants, des stagiaires et des chercheurs en début de carrière qui utilisent les données sur la santé de la population pour changer l’avenir de la recherche en santé. Cette année, nous lançons notre nouvelle série « Portraits de la relève », une série d’entretiens au cours desquels nous rencontrons certains des étudiants exceptionnels qui travaillent avec et autour de CanPath et en apprenons davantage sur leurs rôles, leurs expériences d’apprentissage et leurs parcours professionnels, tandis qu’ils partagent leurs conseils avec les chercheurs en herbe.
Pour lancer notre série, nous avons eu l’occasion d’interviewer Ashley Mah, coordonnatrice de recherche et doctorante de deuxième année qui utilise les données de CanPath pour étudier les disparités raciales et ethniques dans le cancer du sein chez les femmes canadiennes.

Nous avons demandé à Ashley de partager ce qu’elle a appris grâce à son expérience dans le domaine de la recherche et de donner des conseils aux chercheurs en début de carrière et aux jeunes étudiants qui souhaitent se lancer dans la recherche. L’interview complète est disponible sur notre chaîne YouTube. En voici quelques extraits :
Q : À quoi ressemble votre quotidien en tant que coordinatrice de recherche ?
« La plupart de mes tâches consistent à m’assurer que notre équipe de projet est en bonne voie pour atteindre nos objectifs, à coordonner l’accès aux données pour tout le monde et, comme notre équipe de projet est répartie dans tout le pays, à veiller à ce que tout le monde reste sur la bonne voie et se réunisse régulièrement afin de respecter les délais. Je participe également à une partie de l’analyse, ce qui est vraiment ma partie préférée en tant que personne qui travaille avec des données. »
Q : En quoi le fait de travailler sur ce projet a-t-il influencé votre vision de la santé publique ?
« Il s’agit d’un ensemble de données très solide, car il comprend des personnes provenant de partout au Canada, ce qui n’est pas nécessairement courant. Souvent, les données sont fragmentées, et nous voyons de petits groupes ici et là, mais il est assez difficile d’inclure tout le monde. Je pense que le fait de pouvoir prendre du recul et d’avoir la possibilité d’utiliser des données qui nous permettent d’avoir une vue d’ensemble et de vraiment réfléchir à l’impact que nos résultats peuvent avoir sur les femmes à travers le Canada était vraiment quelque chose de nouveau pour moi, et j’ai trouvé cela très marquant. »
Q : En quoi le poste de coordinateur de recherche s’inscrit-il dans le cadre d’un doctorat ?
« En tant que coordinatrice de recherche, on acquiert beaucoup de compétences importantes pour devenir chercheuse. Parfois, lorsqu’on travaille avec des données, on se concentre uniquement sur les chiffres qui nous sont présentés. Mais je pense qu’être coordinatrice de recherche aide à comprendre le processus de collecte des données et comment celles-ci vous parviennent. Il y a tellement de personnes impliquées … Cela m’a vraiment permis d’apprécier tout le processus de collecte des données, de ne pas les considérer comme acquises, de comprendre le temps et les efforts que cela demande. Cela m’a également permis de comprendre l’ensemble du processus de recherche, depuis la formulation d’une question de recherche jusqu’à l’élaboration d’un plan d’analyse, en passant par la soumission à un comité d’éthique et la diffusion des résultats. Il ne s’agit pas seulement de rédiger des articles, mais aussi de veiller à ce que les résultats soient diffusés auprès du public par le biais des médias et que nos recherches aient réellement l’impact souhaité. »
Grâce à son travail avec CanPath, Ashley a acquis une expérience précieuse et continue de consolider ses bases dans le domaine de la recherche sur la santé des populations. Son histoire n’est qu’un exemple parmi d’autres de la manière dont les stagiaires utilisent des données à grande échelle pour explorer des questions importantes et faire progresser les connaissances en matière de santé publique. Restez à l’écoute, car nous partagerons d’autres témoignages de stagiaires du réseau CanPath et mettrons en lumière les nombreuses façons dont les chercheurs exploitent les données sur la santé des populations.
Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Megan Fleming
Agente des communications et de l’application des connaissances
Partenariat canadien pour la santé de demain (CanPath)
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